2 minutes d’attention soutenue sont consacrées aux soignants chaque soir à 20 heures.

 

Par ces applaudissements, ils sont encouragés, accompagnés, reconnus et remerciés. Une once de care revient ainsi vers ceux qui mettent cette éthique de la sollicitude en acte. 2 minutes dérivatives qui rendent l’espace des confinés expansible. 2 minutes comme un « Attendez deux minutes ! » lancé à la Mort. S’agirait-il d’une cérémonie, de pratiques conjuratoires, de rites propitiatoires ? Il est question de sacrifices et de héros, mais aussi de combattants en première ligne, comme durant la Grande Guerre. Après ce conflit des lieux de mémoire furent créés. Quand le danger sera écarté, ces deux petites minutes auront leur place dans notre mémoire, individuelle et collective.

  

Applaudir

  • ARTICLE La Croix, 11 août 2019, Applaudir, pour quoi faire ? Marie-Élisabeth Jacquet et Guillemette de Préval. Applaudir est une pratique très ancienne qui n’a pas toujours été spontanée. Derrière elle s’expriment les codes sociaux du savoir-applaudir.
    Lire l'article.
  • ARTICLE Libération, 30 mars 2020. Applaudir, et après ? David Courpasson, sociologue, estime que les applaudissements ne remplacent pas la reconnaissance politique, sociale et financière. Après la crise, les soignants devront être mieux considérés. 
    Lire l'article.

 

Le concept philosophique de care se distingue de ceux d’empathie ou de bienveillance. Il est traduit en français par « prendre soin » ou « éthique de la sollicitude ». Ses théoriciennes sont Carol Giligan, Joan Tronto et, en France,  Fabienne Brugère.

 

La mémoire collective est un concept créé par le sociologue Maurice Halbwachs au début du XXème siècle. Les études sur la mémoire collective décrivent le façonnement des mémoires nationales, la création des « paradigmes itinérants » (les souvenirs partagés par plusieurs pays et cultures) et leurs relations avec nos mémoires individuelles. La mémoire collective et la mémoire individuelle sont aussi créées et recréées sur les « lieux de mémoire » de l’historien Pierre Nora