Le « death rock » a vécu, mais il n’est pas tout à fait mort.

 

  • CHRISTIAN DEATH 

Le « death rock », né du mariage du punk américain de la côte ouest et de la morbidité artistique et religieuse du chanteur Rozz Williams, est le terme qu’il utilise pour décrire leur musique dès le début des années 80. Si vous survivez aux cloches et à la guitare acide du « Cavity » d’ouverture et au psaume final digne d’un Poe, pas de doute vous êtes sensible au gothique. Sinon il vous reste les morceaux centraux pour constater l’incroyable présence vocale d’un des artistes underground les plus regrettés. Car attention il existe deux Christian Death « en même temps » après 1985, du fait d’un des embroglios juridiques les plus (im)pitoyables de l’histoire du rock !  

  • CHRIST VS. WARHOL 

Le death rock au féminin, et avec quel talent malgré la confidentialité du groupe. La voix engagée de Siren Eveghost plus que convaincante dans le motorique “Croix de Lorraine” d’ouverture s’adoucit dans le second morceau. “Transmission” atteind presque les cimes du morceau éponyme de Joy Division et les envolées lyriques du dernier, plus aérien, crèvent les nuages. Une certaine attirance pour la France et ses philosophes d’après la pochette, un refrain chanté dans notre langue, et la dame est de plus politiquement engagée. (“Volez les pauvres, enrichissez les riches”, ou autre citation de couverture faisant allusion aux “déjà morts” qui nous gouvernent). Bref, pas de chauve-souris ou vampires en banière pour ce groupe !

 

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