Deux mystérieux anglais.
- EDWARD KA-SPEL
Depuis les années 80, le chanteur et l’âme du groupe « The Legendary Pink Dots », ayant réussit la synthèse improbable du rock psychédélique, de la new wave, du prog & du krautrock avec un zest de gothique et d’expérimentations diverses…a également inépuisable inspiration pour une multitude d’albums en tant que soliste, tout aussi foisonnants et tout autant inspirés que parfois déconcertants, de par leurs dimensions régulièrement expérimentales. La couleur intimiste dépressive, romantique et imaginative de son œuvre en tant que soliste est également indéniable, ainsi qu’une maîtrise de tous les potentiels des synthétiseurs, comme le montrent ces quatre morceaux fort abordables, dont notamment le 2eme et son violoncelle synthétisé sur voix douce. Le diamant noir « Illumina » pourra a contrario inquiéter plus encore que l’ »Intruder » de Peter Gabriel, dont il partage pour le moins la crissante ou crispante angoisse. Et pour finir : des envolées sonores mystiques splendides en fin de « Conclusion », pour un survol trop rapide d’un des créateurs à notre avis majeur, bien que méconnu, du rock anglais post seventies. Si vous souhaitez poursuivre, empruntez le CDr qu’il nous a élégament permis de construire ou retrouvez ici l’ensemble de sa discographie personnelle. Il a également réalisé un disque et tourné avec la chanteuse « goth-cabaret » Amanda Palmer.
- THE SECRET EXPERIMENT
Si un Edward Ka-Spel reste tout de même apprécié par de nombre de mélomanes de pop/rock « underground », de par sa longue carrière à l’ombre des grands, Lea Torn, interprète et compositeur des 4 derniers morceaux ci-dessus, est lui carrément inconnu à cet instant pour des blogs même spécialisés. Une musique aussi mystérieuse que le nom du projet, dont la touche assez unique provient d’un savant mélange d’une voix à style « monacal » et d’un environnement sonore « new & darkwave » typé mais varié. De vagues relents d’ambiances des Dead can dance peut être, à défaut du timbre de voix, la diction lente d’un Brendan Perry étant apparentée à celle du bien discret Lea Torn et son visage christique. Un baume plutôt apaisant après la mélancolie puissante de Ka-Spel quoi qu’il en soit. Une des multiples découvertes que l’on peut faire grâce au site bandcamp. Une petite poignée de morceaux sont seulement présents sur YT, mais 7 albums numériques et plusieurs « singles » ou EP sont apparus…en un an sur la plate-forme BC ! Et tous de la même envoûtante qualité si vous goûtez cette première mise en oreille.
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