Dames en noir.

  • SIOUXSIE AND THE BANSHEES

Participant pleinement à la naissance du mouvement punk en Angleterre et souvent considérée comme la première reine du rock gothique, sous-genre du post punk et naissant sur ses décombres, Siouxsie Sioux (Susan Janet Ballion) est l’une des rockeuses les plus influentes par le souffle de libération qu’elle a pu générer pour les jeunes femmes de sa génération. Ces quelques morceaux du début des années 80 pourront montrer que si musicalement l’impression de noirceur dans ce type de musique a pu faire quelques progrès, son impact esthétique reste encore plus que palpable et les thèmes abordés bien en phase, mention spéciale ici avec l’évocation des malheureux pompéiens victimes d’une célèbre irruption volcanique.  Elle poursuit désormais plus loin des lumières une carrière solo ou en contribuant à des musiques de séries (Hannibal, on ne se refait pas !)        

 

La texane Veronica Campbell entame sur le tard une carrière solo plus qu’intéressante après des travaux et participations dans le milieu post punk et death rock américain, tirant plus vers la dark electro ses créations (peu de guitares, beaucoup d’inquiétants synthétiseurs), et aidée par une voix pénétrante en diable. On comprendra à la lecture du nom de son projet artistique que madame ne rit pas tous les jours et ne voit pas la vie en rose. Un album de singles compilés et celui élaboré pendant la crise sanitaire (« Chemical ») , calme et dépressif sauf pour le hit de dance floor « burn », à noire énergie, peuvent vous convaincre de vous intéresser à sa carrière naissante, beaucoup de morceaux alliant une certaine originalité à une belle économie de moyens.